Юлиана Хаджичонева
— Нов български университет
Роже Ц. Нанфосо
— Университет на Дчанг
La Covid est apparue en Novembre 2019 en Chine et déclarée « pandémie » en Mars 2020 par l’Organisation Mondiale de la Santé, ayant surpris le monde entier : tous les pays sont touchés, aéroportée en grande vitesse, mutante et se jouant des mesures à son encontre, insensible aux nationalités, les plus riches sont de loin plus atteints que les pauvres, et des victimes par millions. Elle a obligé la vie à se retirer de ses espaces habituels de déploiement, à l’exception des lieux où sévit la comptabilité macabre des disparus.
Dans un contexte d’épouvante aussi désarticulé, et si l’on convient avec Robbins (1932, р. 15) que « Economics is the science which studies human behaviour as a relationship between ends and scarce means which have alternative uses », il peut être utile de s’interroger sur la force des lois, des règles et autres théorèmes énoncés par une telle science face à une pandémie dont l’indice de gravité qui atteint le maximum de 5 n’a d’égal que celui de la grippe espagnole de 1918-1921. Pour ce faire, nous utilisons une méthodologie analytique en ce sens qu’en reprenant brièvement les idées des six derniers des douze penseurs séminaux identifiés par Yueh (2019) (Joseph Schumpeter, Friedrich Hayek, Joan Robinson, Milton Friedman, Douglas North et Robert Solow), nous tentons de discuter de la résistance de leurs idées (ou de la permanence de la pertinence de leurs résultats) à l’aune de la pandémie. Le résultat indique que toutes les idées ne sont pas immuables.